Placé sous le signe « poésies d’Ahellil entre signe linguistique et sémantique », ce festival a regroupé 15 troupes versées dans ce genre, dont deux troupes benjamines.
Justement, les participants à la conférence académique sur l’art lyrique ancestral d’Ahellil ont plaidé pour la formation des nouvelles troupes d’enfants versées dans ce genre lyrique pour perpétuer ce legs culturel faisant la fierté de la région de Gourrara (Timimoun). Les intervenants, des universitaires, hommes de lettres, anthropologues et linguistes, ont, au terme de cette 14ème manifestation culturelle, clôturée ce week-end, appelé à former de jeunes talents dans ce domaine et de leur accorder toute l’attention voulue et de coordonner avec les secteurs de la communication, la culture et des arts, le tourisme et l’artisanat en vue de rehausser cet art séculaire.
La directrice du centre de recherche en langue et culture amazighes à l’université de Bejaia a indiqué que son établissement était disposé à lancer des recherches sur la variante amazighe Zénète de Gourara, avec ses dimensions linguistique et sémantique dans la poésie d’expressions Zénète d’Ahellil. Un autre chercheur a évoqué les valeurs spirituelles dans les poèmes d’Ahelil, aux contenus soufis.
La soirée de clôture a été mise à profit pour honorer la famille du défunt cheikh d’Ahellil, Tellaoui Mohamed, connu sous le nom Hamou Koukou, un des cheikhs et vedettes du Gourara ayant enrichi le répertoire d’Ahellil et constitué un des dépositaires de la poésie d’Ahellil. Enfin des diplômes d’honneur et des prix d’encouragement ont été remis aux troupes participantes à cette édition du festival culturel national d’Ahellil.